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Estampe japonaise

La terre crut qu'elle était le ciel !
04/06/2008

Être !

Être ! (introspection)

 

Être ! Qui suis-je ? Qui aimerai-je être ? Faut-il croire l’image que l’on nous renvoie ou écouter nos pensées pour enfin se délivrer d’un paraître. Paraître qui nous est presque difficile de comprendre. Pourquoi existe-t-il ? D’où vient-il ? Qu’est-il ? Est-il nous ou une image apocryphe que l’on ne contrôle pas toujours ? Nous sommes sans cesse en proie au mal-être lorsque l’on projette une image qui n’est pas la nôtre. Doit-on toujours comparaître devant les incrédules pour être ? Doit-on toujours paraître pour satisfaire ou se satisfaire ? Nos actes sont-ils toujours révélateurs de ce que nous sommes ? A quoi sommes nous destinés au moment de naître ? Faut-il connaître pour exister ? Ou exister pour connaître ? Disparaître malgré soit… Faut-il laisser transparaître notre âme pour être ?

 

Tâchez de ne pas oublier que nous existons tous au-delà des clivages que nous impose, malgré nous, notre prope regard ! Acceptez d'être sans pour autant disparaître car dans votre regard, Je Suis... tout comme Vous l'Êtes dans le mien...

 

Didier Desmet.

28/03/2008

Chaos métaphorique !

Chaos métaphorique ! (à lui)

 

Dans ses yeux, j’aimais mon reflet ! Etait-ce de l’envie, de la convoitise ou de l’amour ? Je ne savais pas le définir. Mais avais-je seulement envie de le savoir.

J’étais là, allongé prêt de lui, ne parvenant pas à fermer l’œil… Je l’observais… j’admirais son doux visage qui, dans le sommeil, paraissait paisible. Il m’apaisait l’âme alors que mon cœur était en proie de vertige… il menait une guerre vile et insensée avec « la raison ». Faut-il être raisonnable lorsque le corps ne l’est pas ? Le désir de l’aimer était si fort que je me retournai pour ne plus le voir et souffrir en pensant qu’il n’était pas pour moi. Mais sa présence enveloppait mon corps qui s’exprimait pour lui. Prisonnier de son image d’indompté, il attise le désire qui brûle en moi. Il est celui pour qui mon cœur était prêt à s’asservir … Je voulais tant qu’il touche du bout des doigts mon âme pour enfin libérer l’homme que je suis, au-delà des apparences…

Les fantômes de ma vie passée, présente et future dansent continuellement avec mon âme sur des rythmes à tempos lents et rapides ! Cette danse mythique me donne terriblement mal au crâne… car l'homme orchestre que je suis a parfois besoin de figer le temps et ainsi pouvoir dévisager tous les spectres qui l'étouffent !

Il a su, un court instant, les mettre chaos… l’espace d’un baiser !

 

Didier Desmet.

31/12/2007

Bonne Année 2008 !

Bonne Année 2008 !

 

Tâchez de passer un bon réveillon,
Seul, entre amis, ou en famille,
Riez, chantez et festoyez.
Ne surtout pas oublier,
Tout comme la liste de noël
Ecrite en lettres d'argent,
De composer la partition,
Dont les seules notes sont
Vos souhaits et vos résolutions,
Qu'ils vous semblent bons ou mauvais,
Car la nouvelle année est pour nous tous
Un éternel recommencement,
Qui nous est offert afin de
Réaliser nos projets les plus fous,
Ces projets si imprégnés dans notre chair,
Qu'ils, sans même le vouloir,
Déchirent notre âme
Tant qu'ils ne se matérialisent pas,
Et tout comme le spectre,
Ils hantent nos rêves !
Accomplissez-vous !
Et quoiqu'il arrive,
Les amis et la famille qui vous aiment,
Seront toujours là,
Même à l'aube de l'éternel recommencement !

Bonne année à tous !

Didier Desmet

31/05/2007

Parfum de sexe !

Parfum de sexe ! (à eux)

Chemin sinueux, presque ennuyeux ! Silhouettes impalpables, presque indomptables ! Eternelle chanson, refrain sans mots ! Danses analogues, jamais identiques ! Doigts incertains, instabilité jouissive ! Parfum de sexe ! Caresses délicates parfois rustres ! Baisers volés, baisers charnels, baisers furtifs ! Batailles érotiques, batailles honteuses mais toujours consenties ! Cris, hurlements, grognements, jamais de mots tendres ! Toujours animal, jamais inoubliable ! Parfum de sexe ! Pensées diffuses, pensées fanées ! Extases suprêmes, solitude légendaire ! Instant passé, passé perdu ! Parfum de sexe ! Corps humides, corps entrelacés ! Chypres droits et majestueux ! Trous béants ! Dangers négligés ! Danse parfois mortelle ! Envie, désire… Parfum de sexe et toujours la même solitude !

Didier Desmet.

01/05/2007

Touché !

Touché !

Insomnie que je ne peux peindre ! Est-ce l’amour, l’envie ou le désir ? Mon corps s’exprime ! Mon cœur s’emballe ! Mon esprit s’évade ! Je ne peux fermer les yeux sans qu’il envahisse tout mon être ! J’ai peur car je pensais mon cœur à tout jamais verrouillé ! J’ai peur ! Peur de l’amour ? Peur de cette envie que je ne peux traduire ? Peur de ce désir que je ne peux assouvir ? Peur ! Peur de ne pas être aimé par celui pour qui mon corps tremble ? L’abysse au bord duquel je me trouve me réclame et m’incite à sauter ! Faut-il que je l’écoute ? Faut-il que j’accorde à mon cœur se qu’il semble me requérir ? Faut-il pour cela que je lui rende la liberté que je lui avais jusque là refusée, après la lui avoir reprise ? J’ai peur ! Peur une nouvelle fois de tomber ! Peur de me relever recouvert de meurtrissures ! Je reste impuissant face à cet étrange sentiment que je ne contrôle pas ! Je ne comprends pas ! J’ai peur ! Peur de souffrir, peur d’y croire sans en avoir le droit, peur de pleurer car je suis heureux sans réellement l’être ! Je suis un soldat qu’il a touché sans peut-être le savoir ! Touché !

A lui je veux être ! Par lui je veux être… touché ! Touché !

Didier Desmet.

08/03/2006

Inaccessible

Inaccessible (à toi que j’appelais mon p’tit prince)

Rêve idyllique dont la fin commence dans tes bras ! Etrange empreinte qui, marquée sur ma peau, m’emprisonne dans une effroyable solitude. Empreinte que tu as déposé sur mon cœur lorsque, sans jamais rien dire, tu m’as quitté. Foulé par ton amour incertain, mon cœur ne recherche plus que le repos. Celui-là même qu’il avait lorsqu’il était entre tes mains. Blessé par ton absence jamais expliquée, je pleure seul en espérant un jour pouvoir oublier. Oublier ce pardon que je ne suis pas encore prêt à t’accorder. Oublier cette histoire qui pour moi n’a pas encore de fin. Quelle fin pourrai-je espérer désormais que tu n’es plus là ? Oublier ! Oublier pour mieux se mentir et ainsi accorder à notre cœur d'abriter une nouvelle fois l’amour. Mais pour cela, il lui faut se recueillir. Se recueillir sans mensonge ! Je pleure afin d’oublier cet amour scellé au fond des ténèbres. Les prières que je murmure sont pour toi et j’espère en vain que tu les entendes. Je désire effacer pour toujours ton visage ainsi que ton corps de ma mémoire mais je n’y parviens pas. Mes mains se souviennent encore de ta peau. Il me semble, même, parfois la toucher. Mes lèvres sont bien pauvres depuis que tes baisers ne s’y déposent plus. J’ouvre la porte et hurle ce qui autrefois je te susurrais à l’oreille. Ton rire tinte encore dans mon crâne si las de n’être qu’une boîte à musique que je n’ouvre simplement pour ne jamais t’oublier. Non, je ne suis réellement pas prêt à te laisser partir…

Didier Desmet.

08/10/2005

Jugements !

Jugements !

Ou « Les divagations d’un fou »

J’écris sans trop savoir par quoi commencer. Je sais que ce texte doit voir le jour afin de changer la perception de chacun face à un monde éphémère mais je ne sais pas comment l’écrire ni si j’en serai capable. La réalité n’est jamais celle que l’on croit connaître. La relativité est une échappatoire possible. J’aime observer les personnes qui m’entourent et imaginer ce qu’a pu être ou est leur vie. Pourquoi se conduisent-elles ainsi ? Où et qu’ont-elles vécu ? Il est très difficile de ne pas juger une personne sur l’image qu’elle véhicule d’elle-même ou que l’on croit être celle véhiculée. Il m’arrive encore de ne voir ce que mes yeux me permettent de voir. J’aime à penser qu’un être est un « tout » caché sous une enveloppe corporelle qu’il ne contrôle pas toujours. Le corps n’est qu’une façade sur laquelle l’histoire s’inscrit. Chaque individu possède une histoire qui lui est propre même si certaines semblent être identiques. Chacun lui fait face avec les armes acquises durant un périple souvent jonché d’obstacles. L’évolution de l’homme n’est pas la même pour tous. Difficile d’imaginer que l’homme allongé sur le macadam a pu être heureux un jour. Difficile de combattre les préjugés que l’on a entretenu sans même s’en rendre compte. Nos sens guident un peu trop nos pensées. La misère est malheureusement notre quotidien. C’est ce quotidien qui nous empêche de pleurer face au malheur d’autrui. Le monde est vaste et l’inconnu beaucoup plus encore. L’inconnu fait peur alors que sa richesse est réconfortante. Etrange opposition !  Est-il possible que la richesse que l’inconnu peut nous apporter soit réconfortante ? Et pourquoi serait-elle si réconfortante alors que l’inconnu fait si peur ? L’inconnu fait appel à notre imagination alors que la richesse qu’il nous apporte fait appel à notre capacité d’écouter et d’apprendre. L’inconnu est le néant tant qu’il reste inconnu. La richesse, elle, est la connaissance lorsqu’elle est acceptée. Alors faut-il juger l’inconnu sans même le connaître ? Une idée me traverse l’esprit. Faut-il que l’inconnu soit connu pour nous enrichir ?

Didier Desmet

13/09/2005

Le gardien.

Le gardien.

Je garde en moi le souvenir d’un amour lointain… d’un amour sauvage et passionné ! Je garde en moi ce rêve qui ne fut que désordre ! Je garde en moi ce sourire qui toujours m’a invité au voyage ! Je garde en moi cet étrange mais incomparable idylle ! Je garde en moi le goût suave, tantôt salé, de ta peau ! Je garde en moi le dessin de ce fleuve qui te sillonnait le dos comme pour me montrer le chemin des tentations amoureuses ! Je garde en moi le souvenir d’un amour lointain ! Je garde en moi la caresse de tes mains qui ne cessaient de me provoquer ! Je garde en moi l’emprunte de ta joue laissée à jamais sur mon torse ! Je garde en moi chaque morsure que tu me cédais lorsque je te faisais l’amour ! Je garde en moi le parfum de tes baisers qui toujours me charriaient sur le rivage des plaisirs charnels ! Je garde en moi ces yeux qui jamais ne m’ont menti ! Je garde en moi le souvenir d’un amour sauvage et passionné ! Je garde en moi ce vide que tu as laissé en t’éloignant ! Je garde en moi la sensation d’avoir un jour perdu mon cœur ! Peut-être l’as-tu tout simplement gardé ? Je garde en moi malgré ton absence les mots « Je T’Aime » gravés sur la blessure que tu m’as faite ! Je garde en moi ce rêve qui ne fut que désordre !

Didier Desmet

25/08/2005

A toi qui viens à moi,

A toi qui viens à moi,

Oh ! Toi qui viens à moi, Âme esseulée et perdue, oublie tout ce pourquoi tu haies ta vie.

Au creux de mon oreille, épanche ton malheur et délivre moi ton cœur pour ne plus jamais être seul face à tes cauchemars !

Pour toi, je veux être cet invincible héro qui partage tes rêves !

Oh ! Toi qui viens à moi, sur mon épaule viens pleurer et fais de chaque cavité de mon corps, un fleuve dans lequel ta peine s'acquittera de sa dette pour t’avoir volé ta vie !

Gravite cette colossale falaise en effaçant à chaque pas l’empreinte laissée par le précédant !

Oh ! Toi qui viens à moi, Âme esseulée et perdue, permets moi de pleurer avec toi !

Oh oui ! Toi qui viens à moi, n’oublies jamais que seul, tu ne seras désormais plus !

Didier Desmet.

22/08/2005

Réveil brutal !!!

Réveil brutal !!!

Je sais que parfois mes pensées semblent obscures. Mais j’ai l’intime conviction que ce sont elles qui m’aident à tenir debout. Il est curieux d’avancer dans le noir sans réellement croire en la lumière. Mais voilà, il y a ce « réellement » qui m’aide à y croire. C’est en cette lumière vers quoi je me dirige même si parfois mes mots – ou maux – me font dire le contraire.  Mes émotions ont toujours guidé mes pas dans la vallée des âmes perdues. Je suis ce que je suis sans nier ce qui compose la musique de ma vie. Je suis un homme qui souffre autant qu’il aime. Je suis un homme qui ose croire en toutes les choses qui semblent avoir quitter l’esprit de tous sans vraiment quitter leur cœur. Je suis un homme qui pleure désormais autant qu’il rit. Mon âme perdue n’est pas loin. Il m’appartient de la retrouver afin de croire en moi et accepter le fait que la perfection n’existe pas. Pouvoir me regarder dans le miroir et me trouver beau tout simplement sans pour autant sans cesse me comparer à ces hommes que je croise et que je trouve beaucoup plus beau que moi. Ne plus penser que mon handicap est un frein car, même si certains en sont convaincus, il n’en est rien. Je m’observe dans un miroir menteur qui ne reflète qu’une infime partie de moi-même. Les yeux dans les yeux j’épie mon double qui n’est qu’une façade et tel narcisse, j’ai failli me noyer. Je suis beau. Beau. Un mot qui signifie tant de chose en si peu de lettres. Elle se trouve là la beauté, dans la capacité de rester soi-même. Etre beau et faire ce pour quoi on existe sans vouloir trop en faire. L’enveloppe corporelle n’est qu’une hérésie lorsque notre âme illumine notre cœur et notre vie. Avoir confiance en ses rêves, y croire sans pour autant les attendre. Je vois la lumière et je me dirige vers elle. Elle m’enveloppera un jour de sa chaleur car je ne l’attends plus !

Je viens de retrouver mon âme, elle ne m’a jamais quitté. Elle s’était tout simplement égarée dans le regard d'un reflet apocryphe.

« Laissons nos larmes panser nos blessures passées ! »

Didier Desmet.

21/08/2005

Douces illusions...

Douces illusions…

Il est très difficile de prendre conscience que sa vie n’a sans doute été qu’illusion. Mon cœur bat sans réellement savoir pourquoi ni comment. Je traverse les ténèbres et toujours je me retourne espérant que l’on me délivre de mes chaînes. Esclave, je suis ! Esclave de mes illusions et de ma démence ! Dément, car à chaque fois, j’ose croire en autre chose qu’une aventure sans lendemain. Euphorie suprême puis vient l’instant des adieux. Suis-je condamné à errer seul dans l’obscurité sans espérer un jour voir la lumière ? Assez ! Assez ! Je ne veux plus jamais souffrir ! Je suis si désemparé et il me semble qu’il y a bien longtemps que j’ai perdu mon âme. Elle ne m’appartient plus ? Où est-elle ? Pantin désarticulé qui ne cesse de rechercher celui qui le relèvera d’un doux baiser.

« – Quel idiot ! Ton cœur ne bat que pour t’aider à vivre ! Vivre ! Voilà le sens de la vie ! L’amour n’est qu’une utopie ! Alors cesse de geindre ! Affronte le monde seul même si parfois être celui que tu es te rend triste !

– Mais comment puis-je vivre dans la solitude ? J’ai mal au crâne ! Regardez moi ! Je ne suis aussi fort que j’aimerai le faire croire ! »

Qui suis-je ? Il m’arrive de ne plus le savoir ! Je suis face à un gouffre que semble me happer à chacun de mes pas ! Dois-je reculer ou continuer d’avancer sans me préoccuper des  conséquences ? Oublier mes maux ? Me relever sans cesse car je me dois d’être solide ? Continuer à jouer ? Continuer à me mentir ? Tragique destin ou vie dissolue ? Me poser tant de questions fait-il de moi un éternel insatisfait ou tout simplement un homme qui vit dans un monde qui ne reconnaît pas comme étant le sien ? La vie me fait peur ! Cauchemar éveillé ! Rares sont les instants de bonheur !  Mais c’est sans doute car ces instants ne sont qu’éphémères tel ce papillon qui ravi nos yeux. Illusions quasi-palpables !

« – Eternel amoureux ! Viens te perdre dans mes bras !  Pleure car je suis là pour sécher tes larmes ! »

Didier Desmet.

17/08/2005

Insomnie !

Insomnie !

Insomnie inexpliquée ou envie inconsciente de ne pas dormir ? Tant de mots, de phrases, de pensées me torturent l'esprit que j'espère que les écrire aidera mon âme à s’envoler vers les cieux des songes immuables !

Chaos irréversible règne en moi ! Sentiments cachés, sentiments volés ! Sentiments troublés, sentiments noyés ! Gouffre arrosés de mes larmes qui parfois coulent sans même avoir de raison ! Suis-je si aveuglé par l'amour parfait que j'en oublie l'essentiel ? Mais puis-je me mentir à moi-même et ainsi trahir ce pour quoi j'ai vécu et je vies encore ? Comment cesser de croire en l'amour ? A-t-il, lui aussi, été créé sur une légende populaire ? Peut-être, mais je veux y croire ! Redevenir cet enfant blessé par son père mais qui, malgré les coups de poings, n'a cessé de croire en l'amour et de l'aimer. Il m’est impossible de concevoir ma vie sans aimer et sans amour ! Il nous est offert à chacun le don d’aimer. Il nous appartient d’en faire bon usage ! Pourquoi pleurer lorsque l’on peut rire ? Pourquoi rire lorsqu’il est si simple de pleurer ? Pourquoi ? Pourquoi ce pourquoi qui ne cesse de me marteler le cœur essayant sans grand succès de briser le nom de celui que j’aime ? Etrange d’écrire ainsi sa faiblesse face un sentiment si noble ! Mais est-il si noble que cela ?

Je demeure dévêtu face à l’être aimé sans même essayer de m’échapper ! Je l’observe… je l’épie… et le regarde bien souvent s’éloigner ! Est-ce moi qui les fais fuir ou suis-je tout simplement sous l’emprise d’une malédiction ? J’aime… et j’aimerai sûrement ! Qu’une idylle me fasse chavirer… que mon cœur chavire enfin au creux de tes mains ! Offre moi ton cœur et je t’offrirai le monde ! Offre moi ton corps et je t’offrirai l’éternité ! L’amour ! Cinq lettres pour un si grand mot souvent mal interprété ou mal considéré ! Je n’oublie pas mes amours passées comme je n’oublie pas celui qui est né en moi ce jour là. Peut-on aimer au pluriel ? Certains diront qu’il n’existe qu’un seul amour. Mais moi j’ose croire que l’amour peut s’en cesse renaître de ses cendres tel un phénix flamboyant ! Nommé moi Utopiste et je vous nommerai malheureux car est malheureux tout individu qui a perdu toute foi en l’amour. Je cours sans doute après une chimère mais je sais qu’un jour je la dompterai.

Didier Desmet.

Songe d'un jour !

Songe d’un jour ! (à lui)

L'écriture, éternel exutoire, est un excellent procédé pour révéler ce que la parole bannie parfois à tort. J’hasarde mes doigts sur ce clavier impersonnel espérant trouver les mots justes pour exprimer le conflit qui règne entre ma raison et mon cœur. Depuis notre rencontre,  il m’est très pénible de trouver le sommeil. Lorsque je ferme les yeux, tu m’apparais tel un ange prêt à veiller sur moi mais très vite, la réalité s’impose comme pour me rappeler que je n’ai pas le droit d’éprouver ce que je ressens pour toi. 

Je suis là, allongé sur un lit bien vide observant les murs de ma chambre qui me semblent si froids et j’imagine… je songe à toi… un plafond de vertes feuilles empli de petites percées de lumière éclatante s’offre à moi… De géants troncs d’arbres m’entourent comme pour préserver le doux rêve que je ne vais pas tarder à faire. Mon corps nu allongé sur un lit de verdure est tacheté de zébrures qui ne cessent de se mouvoir. Le vent dans les feuilles accompagne le chant des oiseaux. Divine musique dont la partition s’inscrit dans les cieux. Non loin, une cascade se jette dans une rivière étincelant de mille diamants où un superbe étalon noir s’est s’approché afin de s’y rafraîchir. Je ferme les yeux et écoute la nature me murmurer que tu n’es pas loin.  Mes mains caressent mon torse voulant ainsi remplacer les tiennes. Elles galopent sur ma peau pâle tel cet étalon qui  ne cesse de chercher la liberté et gravitent la montagne de tous les plaisirs. Je me réveille car la brise frôle mes lèvres et j’ai cru à un baiser de toi. Que la réalité fait mal !

Un jeune poète esseulé échoué au bord de tes lèvres !

Didier Desmet.

14/05/2005

La différence

La différence… réel problème ou reflet d’une société malade ?

A toutes les personnes dont la pensée unique est fondée sur la croyance qu’il existe une hiérarchie entre les hommes !

- La « différence », vaste étendue d’inepties qui ne cesse d’affecter toutes les facettes qui la composent.

Je n’ai pas la prétention, ni de résoudre une équation sociale – dont l’inconnue est sans doute la création d’une ineptie traduite par une peur chronique de l’être « différent » - ni de détenir la clé maîtresse des vérités universelles, mais j’espère posséder assez de sagesse pour m’engager dans une bataille dont l’objectif visé est de dénoncer une société qui, à travers des conventions préconçues, ignore l’intolérance de ses citoyens impuissants face au système sociétaire qui impose sa volonté sur l’individu, espérant ainsi créer son « idéal ».

Pouvons-nous, au 21e siècle, percevoir la différence comme étant un problème majeur de la société ?

Avant de pouvoir répondre à cette question, il serait intéressant de s’interroger sur le véritable sens du mot « différence ». La différence est l’ensemble des facteurs physiques ou moraux par lesquels des êtres ne sont pas semblables.

« La différence » représente, pour beaucoup d’entre nous, la peur de l’être charnel et spirituel. Cette peur nous empêche d’enrichir notre vie de nouvelles cultures – dont la proximité est souvent voisine – et d’autres façons d’envisager l’existence à travers d’expériences parfois plus nourrissantes que les nôtres. L’être « différent » réclame l’indifférence sans réellement la désirer. Persuader que l’unique remède soit la tolérance, il affiche ce pourquoi son entourage, vous et moi l’invitons chaque jour à s’asseoir auprès des anormauxmême si parfois notre intention n’était pas celle-ci. Il s’agenouille devant les rires moqueurs ou les regards emplis de pitié.

La différence regroupe, non seulement l’aspect physique et le mental d’un individu, mais aussi sa pensée, l’essence même de toutes personnes. Selon certains philosophes, la pensée est le propre de l’homme. Alors pouvons-nous la condamner ? Elle peut très vite accabler son hôte, à l’aide d’injures et de mépris provenant de personnes dont la pensée est souvent encore plus différente que celle qui fait l’objet de leur ignorance. Pourquoi mépriser l’inconnu ? Je ne trouve malheureusement aucune réponse satisfaisante pouvant rendre cette mésestime moins violente ! Malgré cela, ma certitude reste complète en ce qui concerne le bien fondé des connaissances que le méprisant dit posséder, car lui-même est dans l’incapacité d’y apporter réponse.

Qui suis-je pour traiter un thème tel que celui-ci ? Qui suis-je ? Un être normalisé par une société hypnotisée par le « non-moi » ? Un être différent qui essaie d’entrer dans une norme qui rejette tous corps étrangers ? Qui suis-je ? Cette question, je vous la retourne ! Qui êtes-vous ? Qui êtes-vous pour juger votre voisin ? Permettez moi d’y répondre ! « Des êtres humains qui sans la différence croiseraient à chaque coin de rue, des visages familiers… leur propre visage ! »

Je suis différent est désire le rester, conserver un « moi » qui m’appartient et qui me ressemble, même si cela signifie d’affronter vos injures que j’emporterais au-delà de ma propre vie. Le sentiment de ne pas appartenir au système sociétaire qui impose sa volonté sur l’individu moyen, espérant ainsi créer l’idéal, est né grâce à vous, impuissants face à la pensée universelle.

Attention ! Je ne vous réclame pas le droit d’être différent, au même titre que vous vous permettez de prendre pour posséder une pensée aussi vile, mais j’espère seulement élargir votre horizon.

Regardez moi ! Regardez vous et demandez-vous quelle différence peut bien gérer votre vie, car tout est différence même si certaines sont plus apparentes que d’autres. La vie sans richesses ne vaut pas d’être vécue !

Didier Desmet

(Seconde publication après erreur de manipulation ! je présente toutes mes excuses aux personnes qui avaient laissé des commentaires sur ce sujet)

 

Ajouté le dimanche 15 mai 2005 à 17:38:10 :

Epilogue

Qui suis-je ? Quelle est la différence qui domine ma vie ?

La différence nous entoure et guide nos pas vers un futur qui nous est inconnu. La différence n’est pas ce qui caractérise un être mais elle en fait partie. Nous pouvons bien entendu aller beaucoup plus loin dans notre approche en parlant des nombreux aspects que revêt la différence. Alors je vais mettre cette différence au pluriel et désormais parler de différences car ce sont elles - alliage parfait - qui nous forment, en tant qu’être physique ainsi que spirituel en passant par notre pensée pour faire de nous un être à part entière. Il n’est pas fait état ici uniquement des différences les plus apparentes mais de toutes ces différences qui régissent notre vie. Il est évident que de nos jours ce que l’on appelle différences sont le handicap physique ou mental, la religion, la couleur de peau et l’orientation sexuelle. Il est donc « normal » que l’on parle de celles-ci en écartant même l’idée qu’il en existe d’autres. La réaction de beaucoup d’entre vous, après avoir lu mon texte, est de parler de ces différences en niant l’existence même qu’elles sont perçues comme telles. Pourquoi cette peur effrénée du mot « différence »  ou de tout autre mot qui en découle ? Est-ce par pudeur ? Est-ce par crainte d’avouer qu’elle existe et de par ce fait prendre conscience qu’elle rode tout autour de nous, même lorsque nous sommes face à notre miroir ? Ou : Est-ce la résultante d’une guerre mondiale, meurtrière et inhumaine dont le seul but a été d’exterminer des hommes et des femmes sans oublier les enfants qui n’avaient que pour seul tort d’être différents à l’idée qu’un seul homme se faisait de la perfection ? Il est désormais inconcevable de bannir ce mot de notre langage par respect pour ces hommes, ces femmes et ces enfants qui sont morts pour lui. Mes différences, je les partage et les revendique car sans elles je ne serais pas moi mais un autre avec tout autant de différences. Ma naissance m’a offert deux occasions d’être différent - différent au sens moins large du terme, différent aux yeux de beaucoup -. Je suis né homosexuel et handicapé physique*. Reste à définir laquelle dérange le plus...

L’écriture de ce texte n’est pas un exutoire pour permettre à mon âme torturée de s’évader. J’espère seulement qu’il touchera beaucoup d’entre vous car, bien qu’il fut dicté par mon cœur, il est désormais le vôtre !

Didier Desmet

* http://www.ffaimc.org/

Je vous invite à lire les commentaires qui suivent !

29/03/2005

Incertitudes amoureuses !

L’amour… à travers un « moi » incertain !

Je suis là tout en étant ailleurs ! Contemplant le reflet de mon visage dans une eau trouble parfumée à la lavande, dans laquelle mes mains plongent essayant, sans même y croire, de me guérir des maux qui me torturent l’esprit. L’ignorance que j’ai face à l’amour me pousse à rédiger ces lignes en espérant ainsi trouver des réponses à toutes les questions qu’un amoureux transi se pose sans parfois s’en rendre compte. Ma quête est celle d’un « petit garçon » qui croit, malgré des déceptions, en l’amour vrai. Suis-je condamné à errer seul parmi d'hommes que je ne connais à peine ? Pourquoi s'accrocher à un amour qui n'a jamais existé ? Pourquoi se jeter à corps perdu dans les bras d'autres hommes pour tenter d'oublier celui que l'on aime ? L'amour fait-il toujours aussi souffrir lorsqu'il n'est pas partagé ? L'amour sans la souffrance ne peut-il réellement exister ? L'amour doit-il forcément être partagé pour être appelé amour ? Doit-on aimer pour être ? Ou être pour aimer ? Ou encore être pour être aimé ? Le véritable sens de la vie ne réside-t-il pas au souhait de trouver un jour l’homme ou la femme qui nous correspond ? Nous sommes tous, même si certains le nient, à la recherche de cette once de lueur qui nous aide à survivre dans une vie qui devrait être la nôtre et non celle d’un entourage trop homogène pour savourer leur propre bonheur. Mais comment reconnaître l’amour en ces jours si emprunts de superficialités et de mensonges ? Notre vision de l’amour est-elle altérée par ce que la télévision nous laisse entrevoir ? Faut-il revenir à un instinct beaucoup plus primitif de l’amour ? Comment retrouver ce qu’au fil des siècles nous avons perdu ? Faut-il pour cela bannir toutes les croyances sur lesquels nous nous sommes forgés ? Croyances nées de contes de fées et de rêves peut-être trop beaux pour être réalisables ! Gardons ces questions sans réponses car l’amour doit demeurer une énigme ! Et l’unique certitude que j’ai est qu’il nous faut danser au rythme des tambours de notre cœur pour ne plus jamais pleurer !

Didier Desmet

13/03/2005

Esquisse érotique

Esquisse Erotique !

« Passions Masculines »

« Le soir, alors que la nuit enveloppe la moitié du planisphère de son long voile obscure, je songe, étendu sur un lit aussi froid que moite. Je songe à ma vie, à ce qu’elle aurait pu être si l’enfant que j’ai été, avait possédé à sa naissance un tout autre destin que celui que j’emprunte aujourd’hui. Après longues et douloureuses angoisses traduites par la sueur qui perle sur mon front, je m’assoupis… »

- L’amour n’est pas science et ne peut s’expliquer ! Pourquoi aimer ? Une question qui demeure, encore à ce jour, sans réponse. Pourquoi je t’aime ? A cette question, je ne peux que te donner une seule réponse mais que, seul l’amoureux peut affirmer : « - Tout simplement parce que je t’aime ! »

1. Parmi une armée de zombies – éternelles statues de marbre –,  erre un jeune poète – ange déchu – dont les pas incertains foulent une allée de cendres. Le regard éteint, absent et solitaire, il distingue au-delà d’un épais rideau brumeux, une silhouette inconnue – la silhouette de l’homme qu’il allait bientôt aimer – ! Aujourd’hui, son cœur pleure cet amour nouveau ; et telle l’encre des écoliers, ses larmes ruissellent sur sa chaire – parchemin immortel – pour avouer la passion qui lui brûle la poitrine !

2. Aveuglé par la blanche fourrure du lapereau, l’aigle au plumage de feu déploie ses larges ailes aux reflets cuivrés ; et survole ainsi un empire qu’il ne connaissait pas, mais que l’objet de sa convoitise explore avec l’assurance des habitués. Avec grande sagesse et délicatesse, il enserre sa proie… Pour tenter de séduire son repas, l’aigle l’invite dans son antre ; et, comme pour déposer les armes, ils se dévêtent tous deux – ôtant ainsi leur habit d’indompté –. La nudité des deux anges dévoilée, ils se confondent, enlacés par le désir qui les anime. La sueur perle sur leur peau moite. Leurs caresses clandestines figent leur esprit qui s’évade pour faire place au spectre de leurs fantasmes. Euphorie divine ! La voûte céleste enveloppe les deux hardis d’un fin nuage bleuâtre, comme pour leur accorder l’intimité dont ils ont besoin pour atteindre l’extase – jouissance suprême – !

3. Il m’autorise à me divertir entre ses cuisses musclées et telle une Eve des temps modernes, de mes dents acérées, je croque le fruit défendu ! Je me délecte… lèche… et suce son chypre dressé telle une tige de prêle ; « - Est-ce péché qu’un mâle se désaltère le gosier à la fontaine de son semblable ? - Non ! Seul est péché le refus d’accorder à l’être aimé – l’homme qui offre sa verge à déguster – ce plaisir que l’on appelle fellation ! »

4. À ma poitrine d’insouciant, le torse galbé de mon amant s’impose comme pour y laisser une empreinte. Ses baisers, doux… parfumés… tendres… fougueux..., emplissent mon âme d’un sentiment nouveau. Mes lèvres sillonnent les vallées et les plaines de son corps bandé tel un arc ; ses tétons gonflent au contact de ma langue impertinente, je les mord avec gentillesse afin d’entendre mon bel amant gémir de plaisir. Tout en le retournant, mes mains chaudes caressent sa nudité. Hésitant, je dessine sur son dos, du bout des doigts, des symboles que lui seul peut déchiffrer. Je m’allonge de tout mon long sur lui et lui susurre à l’oreille : « Je t’aime ! » et comme pour me répondre, il murmure comme pour ne pas rompre cet instant de bonheur : « Fais moi l’amour ! » D’un doux baiser dans le cou, je m’exécute et entreprend mon excursion n’ayant que pour seul guide, le fleuve vertébral qui parcoure son dos que ma langue suit avec prudence jusqu’à sa chute de reins qu’il cambre pour l’occasion. Ma langue, impudente, continue sa traversé pour finir par fouiller le refuge tant désiré. Après s’y être suffisamment imposée, elle se retire pour laisser mon phallus s’y introduire. Le va et vient de mon sexe – volcan incandescent – le fait hurler ! Je couvre de leurs paupières mes yeux et ouvre la bouche de laquelle s’échappent les échos de ma jouissance. Mon sexe frémi et crache le feu de ma passion… La joue posée sur sa nuque, je m’endors paisiblement car je sais que notre amour sera éternel !

5 - Réveil brutal ! Je suis seul et tout son être s’éloigne derrière un épais rideau brumeux. J’essaie de le retenir, de le rappeler à moi, mais au contact de ma peau, il s’évanoui tel un spectre – image fantomatique –. Viscéralement, je me caresse le torse encore imprégné de sa visite furtive et demeure végétatif, incapable de dissocier le rêve de la réalité comme hypnotisé par le départ de l’homme que j’aime. Les esprits retrouvés, je désire me rendormir pour savourer encore un seul instant avec lui, et ne jamais plus me réveiller !

Le plus beau des poèmes est « Je t’aime » !

Didier Desmet

07/03/2005

Sans toi

Sans toi

 

Sans dire un mot,

Tu es reparti vers un monde qui m’est inconnu

Et mon cœur qui désormais t’appartient s’est brisé

Pour un amour qui sans doute n’a jamais existé !

Hanté par ton visage, ton parfum…je n’ose m’endormir !

Amoureux je suis et fou je le resterai car sans toi je

Ne veux pas être… loin de toi je ne veux plus

Etre car amoureux je suis !

 

Je te veux sans même imaginer que tu m’es déjà

Effacé de ta mémoire !

 

Tatoué sur mon cœur ton nom ne veut se gommer !

Allongé seul dans mon lit encore

Imprégné de ta présence je pleure ton absence,

Mais jamais je ne regrette ces larmes car elles

Existent pour toi !

 

Didier Desmet

21/02/2005

Angoisse !

Angoisse !

J'éprouve le besoin d'écrire ! Ce besoin est étrangement gravé sur les parois de mon coeur qui, telle la cire de la bougie, ne cesse de fondre. Surgi tout droit d'un songe qui m'a invité à me rasseoir sur les bancs des incertains, il franchie l'étroite ruelle qui mène au spleen d'un poète solitaire.

Maculé d'infimes larmes conçues pour un amour auquel je crois, ma poitrine me fait souffrir… toute mon âme souffre pour cet amour quasi-impossible voir peut-être même fantomatique ! Aujourd’hui, il m'est impossible de sortir du sommeil sans revoir son visage désormais peint sur chacun des sillions que mes larmes ont creusés sur mes joues. Me faut-il l'oublier ou l'aimer d'avantage ? Comment enfouir un amour tel que celui qui est né en si peu de temps ?

Semblables aux serres de l'aigle qui emprisonnent une proie, cet amour use de son emprise pour gouverner en empereur absolu sur ma vie. J'ai provoqué l'amour et depuis il me tue. La tristesse me gagne, telle la gangrène qui ne cesse d’affecter la chaire et de ronger les os de sa proie ; et elle honorera le pacte passé avec son amie la Mort, en lui confiant l’âme fragile de son repas !

Je suis en proie avec une angoisse permanent que la solitude accentue de jour en jour. L'amour emplie mon coeur, mais l'impression qui m'emprisonne d'une peine que je pensais pouvoir canaliser, est étrangère à toutes celles qui m'aidaient jusque là à vivre... à survivre. Cette impression déchire la toile peinte de toutes mes joies et peines antérieures, et s'incruste dans mon esprit pour guider mes pas vers "un futur déjà oublié". Même si l'amour est un sentiment ancré en moi, je reste persuadé que jamais je ne pourrai me délecter de son nectar enivrant. Il est très déroutant de "contempler" l'image que son visage projette sur un miroir impersonnel et de la "haïre" le lendemain.

Car son nom est tatoué sur la chaire de mon coeur déjà bien meurtri, je ne peux que l'aimer. Alors que mon âme, tel un spectre fantastique, s'évade en Alsace, mes nuits si froides sans lui se font un peu plus chaudes !

Didier Desmet

05/02/2005

Pour ne jamais oublier !

JUGEMENT A MORT

EN DERNIER RESSORT,

Rendu par Monsieur Herault , Lieutenant Général de Police de la Ville, Prevôté & Vicomté de Paris , & Messieurs les Gens tenans le Siège Présidial du châtelet de Paris , Commissaires du Conseil en cette partie.

Nous Commissaires du Conseil en cette Partie , en vertu du pouvoir à nous donné par l'Arrêt du Conseil d'Etat du Roy du vingt-six Février dernier, & Lettres Patentes données sur iceluy ledit jour : Veu les Conclusions du Procureur General de la Commission ; Par Jugement en dernier Ressort, disons qu'Etienne Benjamin Deschauffours est déclaré duement atteint & convaincu d'avoir commie le crime de Sodomie , mentionné au Procés. Pour réparation & autres cas , ledit deschauffours est condamné à être brûlé vif en Place de Greve , ses cendres ensuite jettées au vent , ses biens acquis & confisquez au roy , ou à qu'il appartiendra , sur iceux préalablement pris la somme de cinq cent livres d'amende envers le Roy , au cas que confiscation n'ait pas lieu au profit de Sa Majesté. Jugé le vingt-quatre May 1726. Signé , Pellerin , Greffier de la Commission.

Exécuté ledit jour 24 May 1726.

04/02/2005

Pleure !

Pleure !

"Pleure ! Pleure comme pleure un enfant qui a faim ; pleure comme pleure un enfant dont la fin fait de son souvenir une réalité ; pleure comme on pleure la mort d'un proche que l'on pensait connaître !"

Mais à quoi sert de pleurer lorsque l'existence n'est qu'une illusion où personne n'est aux côtés du "condamné" pour sécher les larmes qui sillonnent son visage déjà bien marqué par la tristesse...

"Escalade les parois du gouffre des âmes déchues, après y avoir caressé la profondeur d'un sol humide et sombre que de nombreux inconnus ont maculé d'empreintes hésitantes... redresse ton corps à l'aide de tes jambes frêles et tremblantes, que la souffrance morale infligée par les plus fragiles a démembré pour jouer ou pantin avec toi... pleure..."

Mais je ne peux pas !

Didier Desmet

Pensée d'un jour...

Pensée d'un jour...

La formation d'un être spirituel réside sur le fondement d'une loi primitive qui devrait régner en empereur absolu dans la vie comme dans notre coeur... Cette loi est appelée plus communément l'Amour !

Didier Desmet

Pour que tu saches !

Pour que tu saches !

Je voudrai que tu saches que depuis notre rendez-vous, mon cœur, qui n'était jusque là qu'une éponge emplie de mes larmes, s'est asséché pour enfin s'hydrater au bord de tes lèvres. Il n'attend que l'emprunte de tes baisers pour effacer les blessures d'un passé et d'un présent si parés de tristesse ! Et malgré la distance qui nous sépare, dans tes yeux je me vois beau et amoureux... dans tes yeux je me perds dans une profondeur qui m'ensorcelle tel cet étrange amour qui est né en moi... dans tes yeux j'aimerai demeurer aussi beau que mes larmes de joie... laisse tes mains, hésitantes, parcourir les vallées de mon corps fragile et meurtri... laisse tes lèvres, aussi douces qu’une rosée du matin, effleurer les miennes pour ainsi enflammer mon coeur... laisse les mots Je t'aime glisser sur ta peau... laisse moi te murmurer au creux de l'oreille "Je t'aime" même si tu n'en es pas convaincu... laisse moi te faire l'amour avec autant de maladresses qu'un adolescent... je veux te découvrir et dévoiler ton âme... je veux faire un vœu pour que jamais notre amour ne tarisse... je veux que tu me dises... !

Didier Desmet

Solitude...

Solitude… (à Jean François Tricot)

1 - Reflet Eternel, D’un Ange dont les Ailes Ont été déchirées par les Siens, Par ses Amis, Son Ami… Et pour qui Rien Ni Personne ne peut lui rendre le Sourire. Eclat de rire ! Ses Différences ? Il les oublie lorsqu’il dort, Mais à son Réveil, des Larmes d’Or Se déversent à l’infini Dans l’Océan de l’Oubli ! Pauvre Ange Sans Certitudes, Tu es Si Certain de Ta Solitude !

2 - Ne Pleure pas… Ne Sois pas !!!

3 - Pourquoi ne veux-tu pas Mourir ? T’étendre sur Ton Ultime Empire ; Te délecter d’un Savoir-Inconnu, Tel un Livre ayant déjà été lu. Repose Toi… Ô Mon Ange ! le Sourire° Aux Lèvres et ainsi Trahir la Vie Qui Depuis… T’as Maudit d’une Puissance Inconnue. Ne regrette rien et demeure Nu, Pour Enfin Te délivrer de Tes Liens. Observe Le Seigneur des Âmes Déchues, qui tient Entre Ses Mains, Ton Pardon… Ton Salut !!! Réclame Lui le Repos Eternel Tant Attendu ! Il est Temps, pour Toi, de T’évader, Au Delà des Songes ! Au Delà des Raisons ! Au Delà du Spleen ! Peines Immortelles ! Survole les Eaux de Turquoises Pastelles, Franchies les Portes d’un Royaume Où l’Unique Reflet de l'Ange est Celui de Son Coeur. Ironique ! Tu y Retrouveras le Sourire° !

4 - Adieu ! Mon Ange !

Didier Desmet

 

Didier Desmet

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Noyé dans le spleen : éternel poète maudit, le romantisme guide mes pas et l'amour me fait souffrir !

"La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres."
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